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Deuxième dimanche de Carême 2019: Année C. Desire Namuremye

Fr. Desire Yamuremye est directeur du centre culturel de Loyola et du centre d'espérance de Loyola (CEL) à Lomé, au Togo.

Indépendamment de l’année liturgique, le second dimanche du Carême est toujours un dimanche de transfiguration.  En cette année liturgique C, l’Evangile nous fait méditer la transfiguration selon Saint Luc, tandis que l’apôtre Paul nous montre effectivement que c’est le Christ qui nous transfigurera après avoir fait une alliance, une adhésion de Foi envers lui a la manière d’Abraham notre père.

Notre réflexion voudrait bien répondre à trois questions. Que signifiait ce mystère de la transfiguration pour trois apôtres Pierre, Jacques et Jean ? Que peut signifier ce mystère pour nous les vivants d’aujourd’hui en face à des phénomènes terrifiants comme le VIH qui peut nous rendre malade du SIDA par le moyen des différentes maladies opportunistes profitant de la faiblesse de notre immunité ? Que doit faire le  le peuple de Dieu transfiguré par le baptême face aux infectées et /affectées par le VIH voire même ceux et celles qui sont au stade de la maladie du SIDA ?

Pour les trois apôtres, il est bien évident qu’ils n’ont pas compris à ce moment précis, le sens et la signification de la transfiguration. Rappelons-nous que cette scène arrive après que Pierre ait confessé que Jésus est le ‘Christ’, le Fils du Dieu Vivant, le Dieu d’Abraham. Mais en réponse, Jésus en profite pour annoncer à ces disciples  sa mort et sa résurrection. Et, les disciples comprendront le sens de cet évènement plus tard, à la résurrection après une mort atroce sur la Croix. Nous le savons c’est  cette résurrection qui nous plonge dans la vertu de l’Esperance.

Dans notre marche quotidienne, notre vie quotidienne, nous faisons face à des obstacles personnels ou sociaux qui peuvent créer en nous le doute et le désespoir. Ces situations sont nombreuses, mais le VIH et le SIDA dans nos pays au sud du Sahara reste d’actualité et défie la foi de nombreuses personnes et familles malgré l’évolution récente de la prise en charge.

Nul ne peut ne pas affirmer que des bonnes politiques de la santé publique en matière de la prévention et de la prise en charge est une forme de transfiguration mais comme les disciples qui ne comprennent pas, il faut toujours une dynamique, il faut garder toujours nos lampes allumées pour être solidaire avec les membres de la famille de Dieu qui sont  haut risque comme les jeunes par exemple. Dieu compte sur chacun et chacune d’entre nous pour transfigurer les visages des corps blesses par les injustices sociales, la discrimination et les violences faite aux femmes et aux jeunes filles.   

C’est par l’appel pour la solidarité avec surtout ceux et celles  qui ont fait et soif de la justice que Dieu nous appelle à la sainteté dans le monde actuel comme nous le dit le Pape François dans son encyclique Gaudete et exsultate.